La tradition orale nous a légué deux images du passage de Napoléon dans notre vallée : - le mulet qui roule dans le ravin, au dessus de la clue de Taulanne, tandis que les napoléons d'or s'échappent des caisses éventrées. De temps à autres les chercheurs de trésor s'agitent encore dans les parages. - La vision transmise par l'arrière-arrière-grand mère de Daniel Manent, dont la famille demeurait depuis toujours à la ferme de l'Abreuvage, un peu en aval du chemin, à l'endroit justement où il s'élargit et où l'on peut se remettre en selle. Cette toute petite fille avait vu : "l'empereur sur son cheval blanc". Et il est vrai que l'empereur montait un cheval blanc, nommé Tauris.
histoire de Blieux
jeudi 24 décembre 2009
visite aérienne
Par Marie-Hélène le jeudi 24 décembre 2009, 14:33
Les aviateurs de l'aéronavale (pilotes et personnels au sol) sont venus,le23 et 24 novembre, s'entraîner dans la vallée de Blieux,choisie pour son isolement et sa configuration géographique.
dimanche 19 avril 2009
Ouverture de la Chambrette
Par Joël Gueguen le dimanche 19 avril 2009, 19:47
Ce Samedi 28 Mars, Christine recevait tous ses amis et connaissances pour inaugurer sa première saison à la Chambrette.
Réunis autour d'un verre et de quelques spécialités, nous avons partagé un bon moment et avons assisté à la projection du film réalisé lors de la réhabilitation de la cabane de Peyre Naïsse et c'est tard dans la soirée que s'est terminée cette amicale réunion.
jeudi 14 février 2008
Commémoration : le 3 mars 1815 à Blieux
Par Marie-Hélène le jeudi 14 février 2008, 13:51
En 1815, l’aventure impériale touche à sa fin. L’hiver a été rude, il neige de nouveau le vendredi 3 mars. Vers cinq heures du soir le soleil vient de se coucher quand la petite armée de l’évadé de l’île d’Elbe (550 hommes de la garde, dont 50 lanciers à cheval, 200 chasseurs corses, 200 fantassins français, 100 chevau-légers polonais, auxquels s’ajoutent les mulets réquisitionnés à Saint Vallier.) déboule du col des Lèques et se regroupe à Taulanne, avant d’aborder, par le tronçon de voie romaine encore visible aujourd’hui une nouvelle montée, et d’amorcer la descente sur la vallée de Blieux. La neige blanchit la nuit mais efface au sol les repères, et la route se réduit vite à un sentier muletier, où de nouveau la colonne s’étire en file indienne. Il est tous les hivers, coupé au-dessus des clues de Taulanne par un dangereux éboulis dans lequel on a encore récemment retrouvé un napoléon en or. Un mulet chargé du trésor destiné à financer l’expédition aurait-il roulé dans le ravin ? Cela s’est déjà produit dans les gorges de la Siagne et se reproduira demain sur le chemin de Digne.
Dans la famille Manent qui a tenu pendant des générations la ferme de l’Abreuvage là-haut à flanc de montagne, au dessus de l’entrée de la vallée de l’Asse on se souvient que l’arrière arrière grand-mère racontait qu’elle avait vu passer Napoléon, sur son cheval blanc Ainsi s’est transmise jusqu’à nous la vision étrange et vive qu’a eu dans la soirée hivernale du vendredi 3 mars 1815 cette jeune paysanne, sortie avec sa famille d’une ferme isolée, attirée par la rumeur des pas d’hommes et de bêtes et peut-être la lueur des torches. L’empereur sur son cheval blanc, et le long défilé de cavaliers, de fantassins et de mulets, semblable à la légendaire procession des rois mages. N’est-il pas d’ailleurs attesté que, durant toute cette équipée, Napoléon avait pour monture un cheval blanc nommé Tauris ?
Vers neuf heures, à Barrême, dans la maison du juge Tartanson qu’a réquisitionnée Cambronne parti en fourrier, Napoléon se restaure enfin. Au repas maigre du vendredi préparé pour la famille, on ajoute un derrière de chevreau rôti à l’auberge. Le lendemain, en selle dès 7 heures du matin, il passe le col de Corobin, pique-nique d’une omelette à La Clappe en buvant la piquette de Chabrières, bavarde avec un curé dont un officier a réquisitionné le cheval, et parvient en début d’après-midi à Digne, où il déjeune à l’hôtel du Petit Paris, tenu par le sieur Beausset. Il dormira à Malijai. Cambronne a convaincu son logeur de Barrême, François Régis Fabry, ex-directeur des postes d’Illyrie, de se joindre à l’aventure qui prendra fin à Waterloo le 18 juillet. Un jeune officier de Digne partira aussi pour cette dangereuse escapade. Ce sont les premières recrues. Personne jusqu’à Barrême ne s’est joint à la troupe, pas un vieux soldat, pas un jeune enthousiaste, et le fils Tartanson, interpellé par l’empereur, « Vous viendrez avec nous, n’est-ce pas ? » s’est récusé.